(A.P.Hawzah) – Hodjatoleslam Rasul Baqeri, secrétaire général de l’Assemblée mondiale Qademoun, s’est exprimé lors de la cinquième rencontre internationale intitulée « La Bi‘tha de la Oumma de Mohammad », organisée par cette assemblée le mercredi 14 octobre 2026. Expliquant la nécessité de la Bi‘tha de la Oumma, il a souligné que cette notion va bien au-delà d’un événement historique et suppose une prise de conscience, un éveil des consciences, un sens des responsabilités et une mobilisation collective en vue de réaliser les objectifs divins.
Rappelant que la Bi‘tha ne se limite pas à l’envoi des prophètes à différentes périodes de l’histoire, il a déclaré que la communauté musulmane devait, elle aussi, sortir de l’insouciance, de la stagnation et de l’indifférence, afin de prendre conscience de sa mission envers la société et l’histoire.
S’appuyant sur le verset 11 de la sourate Ar-Ra‘d : « En vérité, Allah ne modifie en rien l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent n’ont pas modifié ce qui est en eux-mêmes », Baqeri a rappelé que la transformation des sociétés commence par un changement intérieur des individus. Selon lui, une société en proie à l’insouciance, aux divisions et à l’irresponsabilité ne peut espérer voir sa situation évoluer sans efforts ni réforme intérieure.
Le secrétaire général de l’Assemblée mondiale Qademoun a défini la Bi‘tha de la Oumma comme une sortie de l’insouciance, un dépassement de l’individualisme et une acceptation de la responsabilité sociale. Il a affirmé que chaque individu devait se sentir responsable du destin de la société, de la justice, de la vérité et de la guidance des êtres humains. Il a ajouté qu’une Oumma véritablement éveillée ne se contente pas d’observer les événements : elle agit pour réformer la société en s’appuyant sur la foi, la conscience, l’unité et les bonnes œuvres.
Il a également souligné qu’en l’absence d’une Oumma consciente et responsable, des idéaux tels que la justice, la promotion de la morale, la lutte contre l’oppression et la construction d’une société digne resteraient de simples slogans. La foi doit donc se traduire en actes, et la connaissance en prise de responsabilités.
En conclusion, Baqeri a affirmé que la Bi‘tha de la Oumma commence par les individus eux-mêmes : par la réforme de leur pensée et de leur comportement, l’abandon de l’indifférence, le renforcement de la solidarité et le développement du sens des responsabilités envers autrui. Il a insisté sur le fait que la Oumma ne connaît un véritable réveil que lorsqu’elle passe d’une foi purement déclarative à une foi qui engage et responsabilise, qu’elle s’efforce de résoudre les problèmes au lieu de se contenter de les observer, et qu’elle abandonne la dispersion pour avancer vers l’unité et l’action commune.




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